Vacances 2005
Il y a 15 ans, c'était notre premier voyage à La Réunion et nous avions 25 ans de mariage à fêter sur l'Ile !
Aujourd'hui,
ce seront nos 40 ans qui marqueront nos vacances et nous emporterons
dans notre coeur et dans notre tête tous les beaux souvenirs de ce
séjour.
Mais un évènement très spécial a marqué ce voyage.......
Un article de presse nous interpelle....
Ce n'est pas très lisible mais le titre vous l'avez déjà compris....
mais je retranscris "Le
petit chien retrouvé vendredi dernier avec des hameçons dans le corps
n'a pas encore été adopté. Il devait être confié à la famille qui l'a
trouvé. Mais la SPA a finalement préféré ne pas le remettre dans
l'environnement où il a été martyrisé. En effet, même si la famille
d'adoption est de bonne volonté, la cour n'est pas clôturée et un
pêcheur habite à proximité... Le chiot, sans nom pour le moment, se
remet doucement du traumatisme. Au refuge de la SPA, il se terre dans
un trou, tremblant de peur et visiblement marqué par ce qu'il a vécu.
Il faudra beaucoup de patience à ses futurs propriétaires. L'idéal pour
lui serait une famille qui projetterait de vivre en appartement en
métropole."
C'était donc le samedi 6 août 2005.
Maintenant, il vous reste à lire la suite.....
Il a servi d'appât.....
Ce qui suit est l'histoire que je raconte...
"Les lignes suivantes vous permettront de connaître l'histoire de notre petit compagnon à quatre pattes.
Nous
sommes en vacances à La Réunion où notre séjour se passe
merveilleusement bien au milieu de toutes nos belles ballades à travers
l'île. Comme nous séjournons chez nos cousins Péricoloso, nous lisons,
chaque jour, le journal local. Un premier article dans les faits divers
nous interpelle : un chiot pour appâter le requin ! Nous sommes choqués
par cette pratique cruelle et barbare, puis rassurés aussi que ce petit
chien ait pu en réchapper et heureux de lire que la famille du petit
garçon qui l'a retrouvé, l'adopte. Pour lui, c'est une fin heureuse.
Les
jours suivants, on reparle de ce petit chien jusqu'à ce samedi 6 août
2005, lisant l'article concernant ce chiot s'intitulant : "le chiot aux
hameçons cherche toujours son maître". La SPA préfère un autre
environnement pour lui, une famille de métropole.
Il y a
longtemps que j'aimerai avoir un petit chien, mais Papy Guy (mon cher
époux) préfère les gros chiens, alors j'essaie un peu de l'influencer.
Mon cousin m'asticote, il sait ce que j'éprouve à ce moment-là et me
dit "appelles, tu verras bien !". Sitôt dit, sitôt fait ! J'appelle la
SPA me disant que le chien sera déjà adopté vu l'heure. La Présidente,
Madame Denise Sula, m'affirme que non mais qu'elle souhaite nous
rencontrer. Rendez-vous pris pour 16 heures.... La conversation du
repas, devinez le sujet...... et tout cela parce que Petite Cousine
s'était levée tôt, avait été acheter les croissants et le journal....
comme quoi, cela ne tient à pas grand chose pour tout change d'un coup
et que le sujet soit un chiot !
Nous nous rendons à "La Jamaïque", un peu inquiets, un peu excités, le tout mélangé finalement !
Je
pense qu'il y a la hâte de voir ce petit chien. Nous rencontrerons la
Présidente, Madame Denise Sula, avec qui nous passerons un bon moment à
parler de notre séjour ici, ce qui nous amène à répondre à l'appel
d'adoption, notre environnement en métropole, enfin un genre de C.V.
pour assurer à ce chiot une vie sereine. Nous y répondons très
simplement. Il faut dire que notre environnement est heureux pour un
petit animal, beaucoup d'espace et beaucoup d'amour.
Il est beau n'est ce pas ?
Sur
la droite, je suis avec Papy Guy et Mamy Solange, je vais vivre
vivre avec eux maintenant et partir loin dans les Pyrénées !
suite 1
Nous avons rendez-vous pour le lendemain matin 10 heures, mais nous n'avons pas encore vu notre petit "bébé" car il demeure au calme chez la Présidente. Il en a tant vu et subi des misières !
L'attente est longue, la nuit agitée, notre cousin se moque un peu de moi, ce n'est pas grave, j'assume ! Je suis prête à l'heure et nous partons. La conversation, durant le trajet, se trouve soudain animée par cette future rencontre, mille questions se posent : va-t-il venir vers nous ? aura-t-il peur ?.... Cela occupe nos pensées jusqu'au refuge.
Grand nettoyage des cages lorsque nous arrivons à "La Jamaïque". Les bénévoles ont beaucoup de travail chaque matin. La Présidente, Madame Sula, n'est pas arrivée, elle a un peu de retard, ce qui n'arrange pas mon angoisse. On en profite pour regarder tous les chiens qui sont là, on devine bien, malgré leur misère vécue, de l'espièglerie et un regard qui vous quémande un peu de bonheur : "qui va m'adopter ?".
Notre attente nous permettra de voir le coin des chats. Qu'ils sont beaux ! Ils sont dans un enclos un peu kitch, qui est sympathique mais le chat ne vient au devant de nous, il reste tranquille dans son couffin ou panier. Là aussi, il y en a et souhaitons qu'ils ne resteront pas trop longtemps ici.
Madame Sula arrive et en priorité, nous préparons le contrat d'adoption. Le nom de notre petit chien a été un véritable sujet hier au soir. Comment allons-nous l'appeler ? D'après le nom de la chienne de nos cousins, nous serions dans les W. Pas facile ! Un mot qui soit facile à dire et que le chien puisse répondre à notre appel. Papy pense à Wazari, c'est un terme de judo, ça nous plaît bien, alors notre "bourbon royal, de style pincher" aura comme nom "Wazari de Bellepierre" . Pourquoi Bellepierre ? Notre cousin et parrain de ce nouveau membre habite ce quartier à Saint Denis !
Nous avons anobli Wazari car nous pensons qu'après cette barbarie, il a droit à un titre de petit chien méritant.
Madame Sula nous donne quelques conseils et nous parle des derniers instants de Wazari à son domicile. Nous notons le téléphone de la vétérinaire géniale de la SPA que nous rencontrerons le lendemain pour le tatouage et les vaccins.
Quelques mètres et quelques minutes nous séparent de Wazari, le trac nous gagne... Le coffre de la voiture s'ouvre et notre regard fond au premier regard.
Quel adorable petit chien ! je lui tends les mains et il s'approche de moi. Quelle émotion forte en le serrant contre moi. Papy le caresse, il se laisse faire. Notre rencontre est fabuleuse. Après quelques mots, nous quittons Madame Sula et le refuge de la Jamaïque.
Notre première acquisition est le sac de voyage Air France pour le voyage du retour, il voyagera en cabine avec nous. Notre deuxième acquisition fut un collier, une laisse et la nourriture pour la fin du séjour. Le "parrain" m'accompagne et son achat sera celui des dragées. Wazari a un très bon parrain car il a participé aux frais d'adoption se sentant très concerné par notre démarche.
L'adaptation de Wazari fut dans l'ensemble facile, il ne me décollait pas. Sa crainte était forte, si je le posais par terre, il s'en allait sous le lit, au milieu et de ce fait, était moins accessible.
avec sa cousine Riclès
Riclès est un croisement entre un rigbak et un beauceron, une très gentille chienne 



avec sa cousine Shannon
Shannon est une chienne qui vient d'Afrique du Sud, un rigbak

Voilà mes deux cousines en plus grand.....
Je vous présente.......
suite 2
Le
premier repas s'est bien passé, beaucoup de crainte, il regardait
partout en mangeant, se trouvait rassuré me sentant proche de lui. Si
je m'éloignais, il repartait sous le lit, son repaire.
La
première nuit, nous avons étalé le tee-shirt de papy que nous avions
mis dans le sac de voyage. Il s'est endormi sous le lit après des
câlins. Le matin, nous l'avons trouvé sur ce maillot et déjà il nous
faisait fête ! Il sautait sur le lit, on jouait avec lui, juste un
peu.... pour mieux nous connaître, mais le lit ne sera pas pour lui. Il
fait de plus en plus connaissance avec les chiennes de la maison, la
plus vieille "Riclès" se comporte en petite mère, la plus jeune
"Shannon" curieuse de ce petit chien, semble un peu jalouse mais ne lui
fera pas de mal, elle jouera la "pauvre petite malheureuse". Ce sont de
grandes chiennes, Wazari ne semble pas intimidé par les grandes filles.
Finalement, l'entente aura bien duré jusqu'au départ.
Wazari fait de grands progrès chaque jour, un peu moins peureux envers les hommes forts qui ont du lui rappeler son bourreau.
Après
son tatouage, nous sommes allés au restaurant, il a été très sage. Il
est resté assis près de son sac, à l'abri de tous, il se sentait
sécurisé près de moi. Ensuite, nous nous sommes installés à la plage,
on a regardé papy dans l'eau, aucune réaction ! Une dame, très bronzée,
forte passe devant nous avec un gros sac en plastique de supermarché.
Apeuré, il se met à aboyer si fort que j'ai du mal à le calmer. Mon
esprit joue au détective : homme fort bronzé avec un gros sac
plastique, cela lui rappellerait-il son bourreau ?
On capte tous
les indices, cela peut aider notre vétérinaire, elle a besoin
d'éléments à la demande de la police. C'est difficile, des pêcheurs, il
y en a et heureusement, ils ne sont pas tous ainsi. Il est regrettable
que ces barbares entachent une profession déjà si dure.
Chaque
jour nous rapproche de notre départ, nous sommes également en contact
avec Madame Sula. Elle nous demande un service -qui me panique au plus
haut point - mais pour la continuité de son combat, j'accepte. Un
reportage sera fait avec Wazari pour "30 millions d'amis" qui va
relater tous les faits et sensibiliser chacun de nous et surtout pour
la télévision RFO.




